Vincent Grenier
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Le Dictionnaire du Cinéma Québécois Boréal, Montréal 1988 Michel Larouche

GRENIER, Vincent, réalisateur (Québec, 1948). Apres des études de peinture et de photographie, il se rend en Californie ou il obtient une maîtrise en arts, spécialisation en cinéma, au San Francisco Art Institute. II passe quelques années a San Francisco puis s'installe & New York ou il réalise la majeure partie de ses films. Exception faite de Window Wind Chimes Pan One (1974, c.m.) qui présente une structure semi-documentaire, les premiers films de Grenier révèlent une pratique d'inspiration «structurelle», très moderniste, L'accent est mis sur la littéralité du medium, l’intérêt se porte sur la technique cinématographique jusque dans ses recoins les plus absolus; la lumière (Puits de lumière / Light Shaft, 1975, c.m.), le diaphragme et la mise au point (Toile/Shade, 1975, c.m.), le hors foyer (Le monde au focus, 1976, c.m.), l’écran (X, 1976. c.m.), l'émulsion et le projecteur (Levant/While Revolved, 1976; qui représente l'aboutissement de cette tendance minimaliste). Avec Intérieur Interiors {& A.K.) (1978, c.m.), Grenier introduit la représentation (une main, une silhouette) tout en présentant l'illusion photographique tridimensionnelle. II joue alors sur l'équivoque des mécanismes de la représentation cinématographique, ce qu'il ne cessera d'approfondir dans ses films ultérieurs. Pius proche dehors / Closer Outside (1981, c.m.), Archi­tecture (1981, c.m.), D'après Meg (1982, c.m.), Tremblements l Tremors (1984, c.m.), Time's Wake (1977-1987, c.m.). IS). (1988, c.m.) et You (1990, c.m.) soulèvent chacun a leur manière l'ambiguïté de l'image cinématographique conçue comme analogon du réel - fondement de I'illusion esthétique parfaite de la réalise au cinéma - et en même temps produit d*une série de manipulations indispensables. Ces Films inscrivent profondément cette tension de l'image-écran présentée a la fois comme un cache promené sur une réalité continue, et comme cadre, surface a deux dimensions composée de coordonnées (verticale et horizontale) et de limitations imposées a la vue (rectangle sur fond noir).

La présence de nombreux «micro-évêne-ments», la participation des spectateurs a ces «micro-évênements», le jeu sur  l'illusion tridimensionnelle et la recherche d'ambiguïtés visuelles demeurent les traits caractéristiques des films de Grenier. Ils donnent a l'ensemble de I'oeuvre une allure périphérique en même temps qu'une portée philosophique indéniable. Plusieurs de ses films ont été primes lors de festivals. (M.L.)

 

 
 
This page was updated on 9/20/06