Vincent Grenier
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Texte tiré de
Le voir et la voix, Le cinéma expérimental, Dominique Noguez,

Les cinémas du Canada, Centre George Pompidou, 1992.
cinéma /pluriel

… Vincent Grenier, qui est peut être le cinéaste expérimental Québécois le plus proche de la grande tradition du film minimal des années soixante-dix. Il est aussi, avec Puits de lumière (1975), Toile (1975), Le Monde au focus (1976), X (1976), Levant (1976), Intérieur (1978), l’un des plus doués et des plus cohérents. Ainsi Plus proche dehors (1981), qui montre une succession de formes et de lueurs tirées du réel, notamment les jeux du soleil sur un mur, avec une main ou un bras passant incidemment dans le champ, et qui se termine par le noir complet, est tout a fait dans la ligne d'Intérieur, tout en ombres, en bandes blanches, en rais lumineux – des parties d’appartement cadrées de façon qu’on ne sache jamais trop bien comment c’est obtenu (une porte, une fenêtre, qui tourne lentement ?), avec un visage puis une silhouette qui passe (l’auteur ?), le film s’arrêtant quand, par le hasard des placement lumineux, tout le cadre est devenu uniment blanc. Dans leur mutisme, les deux films sont des films de l’intimité, du glissement des formes, de l’abstrait fait avec du concret, le cadre servant de cache et rendant doucement énigmatique la réalité quotidienne. Par quoi, sans ressembler a personne, Grenier est contemporain et successeur de Brakhage, Snow, ou Frampton – qu’il connaît d’ailleurs, lui qui, après avoir étudié a San Francisco, vit et travail a New York 8.

Bref, des cinéastes expérimentaux québécois, Vincent Grenier est peut être le plus expérimental parce qu’il est le plus étasunien. Ainsi retrouvons nous le distinguo déjà fait entre ceux pour qui, peut-être parce qu’ils sont les maîtres économiques de l’image et qui sont sur de leur langue, limage seule compte, et ceux pour qui l’image ne se conçoit pas sans parole. Ceux - O Aragon -  qui croient au voir et ceux qui croient à la voix.

8 Ou il a plus récemment réalisé, dans des veines moins minimales et parfois quasi narratives ou discursives, Time’s Wake, (1977-1987), D’Après Meg (1982), Tremors (1984), I.D. (1988), You (1990), et Out in the Garden (1991)

 

 
 
This page was updated on 9/20/06